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LE PAYS


Kirghizstan, Kirghizistan ou Kirghizie,

trois appellations officielles pour un pays grand comme un tiers de la France, au coeur de l'Asie Centrale et situé sur un des carrefours important de la Route de la Soie ou Thian-Chan et Pamir se confondent avec le ciel.

Pays de traditions nomades ou les espaces vierges et grandioses n'accueillent que les troupeaux emmenés en estive et ou le berger respecte un rituel séculaire " ou j'attache mon cheval sera mon paturage, ou j'allume le feu sera ma demeure " permettant de renouer avec l'habitat traditionnel la yourte, longtemps laisser au placard durant l'époque soviètique.



carte de la kirghizie


Le pays se trouve à une altitude moyenne de 3000 m, est divisé en six régions administratives, est formé de deux grandes vallées, Tchou et Ferghana accueillant la majorité de la population sur 10% du territoire, les monts célestes et les nombreux lacs dont l'Issik-Koul, la mer d'ici, couvrant le reste de la superficie.

En venant dans ce pays laïc, au régime présidentiel et parlementaire vous cotoierez 80 éthnies différentes preuve des grandes migrations qui ont eu lieu au cours des siècles.


Le Kirghizistan est un pays d’Asie Centrale, encadré par la Chine à l’Est et au Sud-Est, le Kazakhstan au Nord, l’Ouzbékistan à L’ouest et le Tadjikistan au Sud-Ouest.
Le pays est entièrement enclavé et ne possède aucun accès à la mer.
Le pays est presque totalement montagneux avec une altitude moyenne de près de 2800 m, plus de 40% du territoire étant au dessus de 3000 m, le point le plus bas se situant dans la vallée de Kara-Darya (132 m) et le plus haut avec le Pic Pobedy (Victoire en russe) 7439 m.
La chaine du Tian-Shan à l’est marque la frontière avec la Chine, à l’ouest, les chaînes du Fergana (nord) et du Pamir Alaï (au Sud) prennent en tenaille la vallée du Fergana.
La chaîne du Pamir Alaï culminant à 7134 m avec le Pic Lénine.
Pour parachever l’emprise de la montagne sur le pays et finr de l’entrecoupé, la chaine intérieures des crêtes kirghizes culminant à 5000 m.

Toutes ces zones montagneuses divisent le pays en trois, le nord, le sud et la région d’Issik-Koul, reliées par des passages de cols situés au moins à 2700 m passage nord-sud ou de gorges pour rejoindre Issik-Koul.

Pays de montagne donc mais aussi d’eau, avec quatres grandes réserves naturelles que sont à l’Est le lac Issik-Koul, la « mer kirghize », deuxième plus grand lac de montagne du monde (juste après le fameux Titicaca), long de 180 km, large de 60km et profond de 700m, ce lac légèrement salé situé à 1650 m à la particularité de ne jamais geler et offre l’été avec sa température de 20-24°C un formidable bassin de baignade.
Plus modeste sont les lacs Song-Koul (3016 m), Tchatyr-Koul (3550 m) et Sary-Tchielek(2300 m).
Deux grands réservoirs, le lac Toktogul et Orthotokoïe permettent le fonctionnement de deux grosses centrales hydroélectrique.
Toutes ces réserves d’eaux sont alimentées par des rivières et torrents dont les plus importantes sont la Naryn traversant tous le pays et la Tchou.
Le relief et le climat du pays permettent aussi d’entretenir une formidable réserve de 550 million de m2 formée par les près de 800 km2 de glaciers se trouvant dans les différents massifs, dont le plus grand et le plus connu celui de l’Enyltchek.

Les quatres grandes vallées que sont Tchou, Issik-Koul, At-Bachi et Fergana abritent environs 80% des 5.2 millions d’ames peuplant la Kirghizie et permettent un activité agricole et l’élevage.

Superficie du Kirghizistan : 198 500 km2

Pays voisins du Kirghizistan : Chine, Kazakhstan, Ouzbékistan et Tadjikistan

Longueur des frontières avec le Kirghizistan : Chine 858 km, Tadjikistan 870 km, Kazakhstan 1051 km et Ouzbékistan 1099 km

Types de paysages du Kirghizistan :

Paysage vertical partant de steppes et zones semi-désertiques en vallée, passant par le pré-alpin, pour continuer par l’alpestre et toundra avant de finir par la haute montagne et les neiges éternelles.

Le pays a le grand avantage de pouvoir faire découvrir chaque jour un type de paysage différent, du semi désertique aux grandes étendues verdoyantes rappelant la Mongolie, du semi-alpin aux glaciers, des steppes à la toundra et des canyons aux gorges.

Bichkek, la capital du Kirghizistan:

Anciennement Frounze est la seule ville du monde à tirer son nom d'un morceau de bois.
En effet, le bichkek est la baratte utilisée dans la fabrication du lait de jument fermenté.

Bichkek est une ville jardin, donc les différents parcs sont incontournables, par contre c’est une ville « nouvelle » donc pas vraiment de vieilles pierres, il faudra se contenter du grand bazar d’Och, du parc Panfilova ou se trouve un parc d’attraction nous plongeant dans un autre âge, du philarmonique, de l’opéra et tout le périmètre de la place centrale ou se trouve la présidence, le muséum.
Les habitants de Bichkek aiment à dire qu'on trouve ici plus d'arbres par personne que dans n'importe quelle autre des villes d'Asie centrale.
Les 4 800 mètres de la chaîne de l'Alataou kirghiz dominent la ville, incitant les visiteurs à venir découvrir ses sommets aux neiges éternelles.

Histoire de la Kirghizie (résumé)

Les tribus mongols des Kirghizs, originaires du bassin du Ienisseï, arrivèrent dans le Tian Shan au Xe siècle.
Les Kirghiz sont conquis par les Mongols au XIIIe siècle.
Le khanat Kazakh-Kirghiz est soumis par les Djoungars (XVIIe-XVIIIe s.) et ensuite, sous la pression de la dynastie Qing, est intégré dans le khanat de Kokand (début du XIXe s.).
En 1876, le khanat de Kokand est annexé par la Russie, et le Kirghistan, sous le nom de région du Fergana, est inclus dans le gouvernement général du Turkestan.
Après la répression sanglante de la révolte antirusse de 1916, le Kirghistan forme entre 1918 et 1924 une partie de la RSS Turkestan, intégrée à la RSFS de Russie.
En 1924, le pays devient la région autonome de Kara-Kirghizie ; deux ans plus tard, il reçoit le statut de République autonome (1926), puis devient l’une des onze Républiques constitutives de l’URSS (1936).

Les transformations politiques de l’URSS permettent aux réformateurs du parti communiste de Kirghizie et au Mouvement démocratique d’imposer des élections libres (1990), le nouveau nom du pays (République de Kirghizie), de la capitale (Frounze devient Bichkek) et l’indépendance.
En décembre 1991, la Kirghizie signe l’acte constitutif de la CEI.
Le partage des terres et d’autres discriminations économiques ont conduit (1990, 1991) à des affrontements violents entre Ouzbeks (qui forment la majorité des paysans), Tadjiks et Kirghiz.
Même si plus de 80% du commerce extérieur du pays est effectué avec la CEI, le Kirghistan cherche des nouveaux partenaires (Europe de l’Ouest, Turquie, Chine).

De 1991 à 2005, Askar Akaevitch Akaîev, ancien président de l’Académie des sciences de Kirghizie, est Président de la République.
Il est confirmé dans ses fonctions par référendum le 30 janvier 1994, et réélu le 24 décembre 1995.
En décembre 1998, constatant les faiblesses du gouvernement en place, il décide de procéder à son limogeage, et charge le vice-premier ministre, Boris Silaîev, de diriger le gouvernement par intérim.
A l’issue des élections législatives organisées en 1999, Amangheldi Mouraliev est nommé à la direction du nouveau gouvernement.
Le pouvoir instauré dans le pays, perçu jusque-là comme le plus démocratique de tous les pays de l’Asie centrale, a connu une évolution de type autoritaire depuis la réélection du président Akaïev, qui a été une nouvelle fois reconduit dans ses fonctions lors de l’élection présidentielle d’octobre 2000.

Le 24 mars 2005, le président est déchu par la révolution des tulipes et contraint de prendre la fuite à l’étranger. L’actuelle président, Courmanbiek Bakiev prend alors le pouvoir par intérim avant d’être confirmé dans cette fonction par voie démocratique en juillet 2005.

Zones à risques au Kirghizistan :

Pas de zone à risques malgré ce que peuvent nous dire les différents ministères de l’intérieur des différents pays.

Danger ou à faire attention au Kirghizistan :

Comme dans tous les pays du monde, le danger se situe bien souvent dans les grandes villes et tard le soir, donc prudence.
Hors ville, il faut faire attention aux rencontres avec malheureusement trop souvent des gens avinés (saoûls), c’est un fléau qui touche malheureusement beaucoup de pays de l’ex union soviétique et dont on oublie souvent de parler.

Langues parlées au Kirghizistan :

Deux langues officielles en Kirghizie, le Kirghize et le Russe.
Il va de soi que par sa situation géographie, plusieurs autres langues sont parlées par les minorités vivant en Kirghizie.
Notons entre autre l’ouzbèk (sud ouest du pays, représentant la langue « étrangère la plus parlée après les lagues officielles), le tadjik (région de Batken), le kazakh (toute la bande frontalière), le Ouïghour (Issik-Koul et Tchou), le Dungane (Issik-Koul et Tchou).
Rappelons que 80 ethnies vivent en kirghizie et que la liste pourrait être beaucoup plus longue.

Nombre de locuteurs de la langue kirghize:

Environs 3 millions pour le kirghize, le russe est compris et parlé par l’ensemble de la population kirghize, usité le plus souvent dans la région de Tchou et d’Issik-Koul.

Renseignements pratiques :